Voyager en train en Europe : un mode de transport d’avenir au cœur des priorités de l’Union européenne

Le train, un atout majeur pour la transition écologique

Face aux défis climatiques, le développement du transport ferroviaire constitue l’une des grandes priorités de l’Union européenne. Comparé à la voiture ou à l’avion, le train est l’un des moyens de transport les moins émetteurs de gaz à effet de serre. Il permet de réduire l’empreinte carbone des déplacements tout en offrant une alternative confortable et efficace pour les longues distances.

Après le ralentissement provoqué par la pandémie de Covid-19, la fréquentation du rail est repartie fortement à la hausse. Des milliards de voyageurs utilisent chaque année le train à travers l’Europe, confirmant son rôle essentiel dans les déplacements des citoyens européens.

Cette dynamique s’inscrit pleinement dans le Pacte vert pour l’Europe, qui vise à atteindre la neutralité climatique d’ici 2050. Parmi les objectifs fixés par la Commission européenne figure notamment le développement du transport ferroviaire et le doublement du trafic des trains à grande vitesse à l’horizon 2030.

Le grand retour des trains de nuit

Longtemps considérés comme appartenant au passé, les trains de nuit connaissent aujourd’hui une véritable renaissance.

Ils offrent de nombreux avantages : voyager pendant son sommeil, économiser une nuit d’hôtel, éviter certains vols courts et profiter pleinement de son séjour une fois arrivé à destination.

L’Europe voit ainsi réapparaître ou se développer de nombreuses liaisons internationales. Vienne est devenue l’un des principaux hubs européens grâce aux trains Nightjet de l’opérateur autrichien ÖBB, reliant notamment Bruxelles, Berlin, Rome, Zurich ou encore Bucarest.

La coopérative European Sleeper participe également à ce renouveau avec plusieurs lignes reliant notamment Bruxelles, Berlin et désormais Paris. Depuis 2026, les voyageurs peuvent à nouveau rejoindre Berlin depuis Paris en train de nuit, symbole du retour en force de ce mode de transport.

D’autres projets sont actuellement à l’étude, comme des liaisons entre Bruxelles et Milan ou encore Amsterdam et Barcelone, soutenues par la Commission européenne.

Construire un véritable réseau ferroviaire européen

Créer une ligne internationale ne consiste pas simplement à relier deux villes.

Les réseaux ferroviaires européens utilisent parfois des systèmes de signalisation, des normes techniques ou des réglementations différentes. Pour faciliter les déplacements, l’Union européenne travaille depuis plusieurs années à la création d’un espace ferroviaire européen unique.

Cette coopération permet progressivement d’améliorer l’interopérabilité des réseaux, de simplifier les procédures et d’encourager les opérateurs ferroviaires à développer de nouvelles dessertes transfrontalières.

Même si certains défis demeurent, notamment en matière de financement et de coordination entre États membres, les progrès réalisés permettent d’offrir chaque année davantage de possibilités aux voyageurs.

Quelques-uns des plus beaux voyages en train d’Europe

Voyager en train, c’est aussi prendre le temps d’admirer les paysages.

Parmi les itinéraires les plus spectaculaires du continent figurent :

  • le mythique Venice-Simplon-Orient-Express, symbole du voyage de prestige entre Paris, Venise et d’autres grandes villes européennes ;
  • le Jacobite Steam Train en Écosse, célèbre pour son passage sur le viaduc de Glenfinnan, rendu mondialement célèbre par les films Harry Potter ;
  • le Bernina Express, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, qui traverse les Alpes entre la Suisse et l’Italie ;
  • la ligne Ofotbanen, au nord de la Norvège, offrant des panoramas exceptionnels entre montagnes, fjords et paysages arctiques ;
  • le Petit Train Jaune des Pyrénées françaises, véritable patrimoine ferroviaire de montagne ;
  • le train à crémaillère d’Odontotos, en Grèce, qui serpente au cœur des gorges du Vouraïkos.

Ces lignes démontrent que le train n’est pas seulement un moyen de transport : il fait partie intégrante de l’expérience du voyage.

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Un autre jalon important est la boussole stratégique, adoptée par le Conseil européen le 25 mars 2022, quelques semaines seulement après le début de la guerre en Ukraine. Il s’agit du premier véritable « livre blanc » de la défense européenne. Ce document fixe une feuille de route jusqu’en 2030 : combler les lacunes capacitaires, augmenter les investissements de défense et doter l’Union d’une force de déploiement rapide. Il est régulièrement réévalué pour s’adapter à l’évolution du contexte international, et traduit la volonté de l’Europe de répondre par ses propres moyens à des menaces de plus en plus diverses, qu’elles soient militaires, spatiales ou numériques.

Cette ambition européenne ne remet pas en cause le rôle central de l’OTAN. Pour la France, l’Alliance atlantique reste le fondement de la défense collective. En témoigne son retour, en 2009, dans le commandement militaire intégré de l’OTAN, tout en conservant son statut particulier dans le domaine nucléaire. Les déclarations conjointes entre l’UE et l’OTAN, en 2016 puis en 2018, ont permis d’organiser une véritable complémentarité entre les deux organisations. L’OTAN continue d’assurer la défense collective et l’interopérabilité des forces alliées, tandis que les initiatives européennes viennent renforcer cet ensemble commun.

Concrètement, comment fonctionne la PSDC ? L’Union européenne ne possède pas d’armée propre. Elle s’appuie donc sur les capacités mises à disposition par les États membres, chaque mission étant décidée à l’unanimité par le Conseil. On distingue deux types d’actions : les missions civiles, tournées vers le conseil, la formation ou l’État de droit, et les opérations militaires, plus robustes, dédiées au maintien de la paix ou à la gestion de crise. Aujourd’hui, vingt-deux missions et opérations sont en cours à travers le monde. Elles sont coordonnées par le haut représentant de l’Union, le Service européen pour l’action extérieure, ainsi que par des structures spécialisées comme le Comité militaire de l’UE. Le financement suit la même logique double : les missions civiles sont payées sur le budget de l’Union, tandis que les opérations militaires reposent sur les contributions des États, via la Facilité européenne pour la paix, créée en mars 2021.

Le Fonds européen de défense complète ce dispositif sur le plan industriel. Lancé en avril 2021, il est doté de 8,8 milliards d’euros pour la période 2021-2027. Son objectif est de financer la recherche et le développement de programmes industriels transnationaux, à condition qu’au moins trois entreprises issues de trois pays européens différents s’associent au projet. L’enjeu est double : réduire la fragmentation des équipements militaires en Europe, où l’on recense 98 systèmes d’armement différents contre seulement 18 aux États-Unis, et renforcer l’autonomie stratégique du continent face aux restrictions américaines, notamment la réglementation ITAR. Le programme de travail 2026, adopté en décembre 2025, illustre cette dynamique : plus d’un milliard d’euros sont consacrés à 31 sujets allant de la cybersécurité à la lutte antidrones.

Enfin, deux défis dominent l’actualité récente de la défense européenne. Le premier est bien sûr la guerre en Ukraine. Dès le 27 février 2022, trois jours après le début de l’invasion russe, l’Union européenne a pour la première fois financé l’envoi d’armes létales à un pays tiers. Entre 2022 et 2024, l’aide militaire européenne à l’Ukraine a atteint 6,1 milliards d’euros. Elle s’accompagne d’une mission de formation, EUMAM Ukraine, qui a permis d’entraîner plus de 90 000 soldats ukrainiens depuis novembre 2022. Une « coalition des volontaires », lancée en février 2025 par Londres et Paris, réunit désormais 35 pays prêts à envisager un déploiement de troupes en cas de cessez-le-feu. Le second défi est la cybersécurité. Elle s’impose progressivement comme un front à part entière, aux côtés des menaces spatiales et hybrides, et figure désormais parmi les priorités affichées à la fois par la boussole stratégique et par le Fonds européen de défense.

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